mardi 2 juin 2026 - 01:35
Pouvoir éprouve la maîtrise de soi

Hawzah/D’après l’Imam Hâdî (‘a), se mettre en colère contre une personne sur laquelle on exerce une autorité (enfant, épouse, employé, etc.) n’est pas un signe de force mais une cause de réprobation. La véritable valeur morale se révèle lorsque l’on a le pouvoir d’agir et que l’on choisit pourtant le contrôle de soi, la clémence et la justice.

(A.P.Hawzah) Un hadith qui a été rapporté de l’Imam Hadi (que le salut de Dieu soit sur Lui) et figure dans le livre Bihâr al-Anwâr, vol. 75, p. 370 :

اَلْغَضَبُ عَلی مَنْ تَمْلِکُ لَوْمٌ

Se mettre en colère contre celui sur qui l’on a pouvoir et autorité est une chose blâmable et digne de reproche.

Cette parole concise compte parmi les enseignements les plus profonds de l’éthique islamique concernant la maîtrise de soi et la gestion du pouvoir. Bien souvent, la véritable moralité d’un homme apparaît lorsqu’il possède la capacité de nuire, de punir ou d’humilier autrui. Beaucoup dissimulent leur colère face à plus puissant qu’eux ; mais dès qu’ils se trouvent en position de supériorité — envers un subordonné, un enfant, une épouse, un élève ou un employé — ils laissent éclater leur emportement. L’Imam Hâdî (‘a) enseigne qu’une telle colère n’est pas un signe de force, mais une cause de blâme et de réprobation.

Dans la culture islamique, la valeur de l’être humain ne se limite pas aux actes apparents d’adoration ; elle réside également dans la douceur intérieure, la patience et la maîtrise de l’âme. Celui qui, malgré sa puissance, retient sa colère et domine ses passions se rapproche davantage des qualités divines. C’est pourquoi les traditions islamiques considèrent la maîtrise de la colère comme l’un des signes de la noblesse spirituelle.

Ce hadith constitue également un avertissement social majeur. Nombre d’injustices au sein des familles et des sociétés prennent naissance lorsque l’homme s’imagine que le pouvoir lui donne le droit à la dureté et à l’agressivité. Or, selon l’enseignement des Ahl al-Bayt (‘a), l’autorité doit être accompagnée de justice, de miséricorde et de maîtrise de soi, et non devenir un moyen de décharger sa colère.

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